ROUNDANCE ou La filmographie du cinéma Amérindien

ROUNDANCE ou La filmographie du cinéma Amérindien
MON REGARD EST UNE VISION DU CERCLE....

En sachant que vous ferez , comme moi la distinction du cinéma pro-blanc ou les acteurs étaient des figurants grimés et perruqués. Ou le western servait les intérêts de Hollywood faisant passer l'Amérindien pour le sauvage et le criminel de service...sans foi ,ni loi. jusqu'aux environs des années 90

Et le cinéma que j'évoquerais en seconde partie qui donne une approche juste de la culture Amérindienne,car les protagonistes sont des Natifs des 511 Nations.

Pour le moment ce blog est un véritable chantier de recherches,mais vous pouvez apporter votre pierre à l'édifice ou vous promenez en attendant qu'il soit plus finalisé....

Bien sur il est souhaitable que vous commentiez les films afin de diriger nos futurs amis en cette découverte...

A partir de la page 28,les acteurs natives seront en éclairage

Mon autre blog: http://cercledalyances.skyrock.com/
Amicalement Didier

# Posté le mercredi 27 mai 2009 18:07

Modifié le samedi 17 octobre 2009 10:29

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http://www.prairieedge.com/

Remarque préliminaire sur les termes : par respect et par souci de réalité, j'utiliserai le plus souvent amérindien ou indigène ou autochtone au lieu du terme ici impropre d'indien (qui concerne les seuls habitants de l'Inde) pour désigner les peuples primitifs ou « premiers » du continent américain. J'utilise également souvent le terme étasunien (désignant une nation particulière) plutôt qu'américain (désignant un continent) pour les habitants et la culture des États-Unis.

Dans cette filmographie sont recensés la plupart des films (fictions et documentaires) qui tentent une approche non péjorative du monde amérindien nord-américain (États-Unis et Canada essentiellement). Les indigènes et autochtones y sont traités de manière réaliste et/ou humaniste. Certains scenarii frôlent le reportage ethnographique. La dénonciation de l'impérialisme « blanc » et du génocide y apparaît parfois.
Il ressort de cette liste que les périodes les plus honnêtes ou militantes vis-à-vis des amérindiens concernent le cinéma muet, les années 1960 et 1970, et la période la plus récente. La vraie rupture se ferait dans l'après-seconde guerre mondiale : dès cette époque, les films « honnêtes » ou engagés sont de plus en plus nombreux.
Mais comme le remarque Cecilia PANDOLFI dans son mémoire de 2004, il y a certes des évolutions, mais pas de marche inéluctable vers une vision cinématographique progressiste de l'histoire des amérindiens. Comme elle l'analyse fort bien, images du barbare et images du bon sauvage alternent sans cesse, avec des stéréotypes souvent détestables. Le bon amérindien est en fait celui qui s'intègre, qui adopte le mode de vie ou la culture des envahisseurs. Ceux qui résistent sont parfois montrés de manière barbare, répulsive, sauf quand il s'agit de révéler l'aspect noble du nationalisme ou de la sagesse d'un peuple.

Mais ce blog parlera également du cinéma western dans son ensemble car il a bercé mon enfance....

http://bibliotheque.westernmovies.fr/
http://decrypte.westernmovies.fr/
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# Posté le mardi 21 juillet 2009 13:29

Modifié le dimanche 08 novembre 2009 09:39

NATIVE PRIDE

NATIVE PRIDE
Le western, une histoire de l'Ouest

1969 : La Horde sauvage sort sur les écrans. Avec ce film, Sam Peckinpah, son réalisateur, n'a pas simplement inventé la mort au ralenti, le sang qui gicle sous l'impact de la balle, une esthétique de la violence, il a aussi dynamité un genre fondateur hollywoodien. Ce « dirty western » retourne, comme un gant, la mythologie de l'Ouest, exhibe l'envers des décors, bouleverse, par son réalisme pictural et psychologique, l'univers des héros conventionnels, des cow-boys immaculés des séries télévisées, fait exploser tous les codes du genre. Il reflète exactement les symptômes de cette société américaine des années soixante, enfermée dans ses contradictions et secouée par les soubresauts de la contestation. Dans ce contexte troublé, les ordres établis et rassurants des grands genres cinématographiques, étaient bousculés, mis à mal, quand ils ne vivaient pas leurs derniers instants.
Flashback...
Au commencement étaient Thomas Ince, William Hart, David Wark Griffith, puis vinrent John Ford, King Vidor, Raoul Walsh, Howard Hawks et quelques autres. Tous nous gratifièrent de morceaux choisis de la conquête de l'Ouest qui furent autant de moments inoubliables. Les grandes plaines faisaient naître l'espoir, la Geste s'élaborait. Les hors-la-loi et les shérifs, les tuniques bleues et les Peaux-Rouges, les cow-boys et leurs immenses troupeaux, les prostituées dans leurs saloons, les épouses à leurs fourneaux, chacun était à sa place. Les volutes de fumée du calumet de la paix disparaissaient dans les panaches blancs de locomotives conquérantes. Les chariots en cercles annonçaient les premières villes. Les sublimes canailles et le brigand bien-aimé, les conquérants et les pionniers de la Western Union, le cavalier du désert comme le banni se retrouvaient tous sur la piste des Géants, à moins que ce soit celle des Mohawks, dans une caravane vers l'Ouest qui les emmènerait, pourquoi pas, en Californie, Terre promise. La Geste existait, rassurante et flamboyante, écrivant la légende, imposant le mythe plutôt que l'Histoire. Mais la deuxième guerre mondiale, avec son cortège d'horreurs, mina bien des certitudes et suscita quelques remises en cause qu'on espérait salutaires. Le regard porté sur cette Geste westernienne truffée de contre-vérités historiques, au service d'un « pouvoir » blanc (whasp) rétrograde et conservateur, ne pouvait plus être le même.
Ainsi, à l'orée des années 50, quelques contestataires géniaux commencèrent, avec raison à ruer dans les brancards. Anthony Mann, Nicholas Ray, Budd Boetticher et Samuel Fuller apportaient une nouvelle maturité et redonnaient une dimension humaine faite de chair, de sang et de sueur, à un genre qui semblait tourner en rond dans la mythologie qui l'avait forgé et qu'il avait aussi contribué à façonner... et ceci malgré les coups de génie imprévisibles des grands anciens John Ford toujours et William Wellman. L'Homme de l'Ouest se découvrait enfin des états d'âmes et les Indiens relevaient la tête pour crier au monde entier leur insupportable spoliation et réclamer le Jugement des flèches.
Dans les années soixante, les succédanés italiens avec leurs longs manteaux crurent pouvoir faire souffler un vent nouveau sur les grandes plaines américaines. Mais les Apennins ne sont pas les Appalaches ni la Sierra Nevada espagnole les Rocheuses. Et il ne suffisait pas aux Sergio Leone, Damiano Damiani et autres Sergio Corbucci de prendre des pseudonymes américains, d'inventer quelques bons, quelques brutes et quelques truands, hauts en couleurs, maniant habilement l'humour désenchanté et la dérision grinçante, pour devenir les nouveaux conteurs d'une épopée de moins en moins glorieuse. Sam Peckinpah, Arthur Penn, Sydney Pollack, Robert Altman, réalisateurs en colère, veillaient. Si le regard qui se posait sur ce grand mais de plus en plus controversé moment d'histoire, devait se charger des vicissitudes du temps, si les immenses espaces disparaissaient avec la mort des derniers desperados, si le mythe s'était construit sur une succession de malentendus et de massacres, si la justice expéditive d'un juge Roy Bean n'était que vol et meurtre légitimés, si la figure rituelle du duel se concluait par de lamentables assassinats, si l'histoire des nations indiennes ne fut qu'une longue et tragique agonie, eux seuls avaient le droit de le dire, et de clore une fois pour toute la plus grande aventure du cinéma, et non quelques iconoclastes étrangers sans épaisseur. La Horde sauvage, le « petit grand homme », Jeremiah Johnson, John Mac Cabe, un nommé Cable Hogue, Pat Garrett et le Kid, le « sale petit Billy » et d'autres encore renvoyèrent les bons, les brutes, les truands et autres Sartana, traîtres et mercenaires pour une poignée de dollars, vers leur pays d'adoption, non d'ailleurs sans en avoir retenu certaines attitudes.
Mais la légende avec son cortège d'exploits a vécu... et avec elle, le genre lui-même. Les pistoleros ne savaient plus où accrocher leurs revolvers, les chevaux étaient fatigués, les héros avaient disparu. Quant aux indiens, parqués dans leurs réserves, ils psalmodiaient sans fin, pleurant leurs terres à jamais confisquées. Alors, dans une orgie de sang et de violence autodestructrice, les outlaws anachroniques et autodestructeurs de La Horde sauvage célébrèrent la fin définitive du mythe et Sam Peckinpah sonna le glas de ce genre fondateur du cinéma.
Que reste-t-il de nos amours ?
La conquête ne pouvait que changer d'horizon. La « Frontière » dont Turner avait signifié la disparition à la fin du siècle dernier, renaissait pourtant sous d'autres cieux. En fait, elle n'avait jamais cessé de reculer pour atteindre finalement le néant intergalactique. Blade Runner remplaçait Jesse James, le gentil E.T. prenait la place du bon sauvage et les affreux Gremlins celle des terribles Peaux rouges. La caravane vers l'Ouest s'était définitivement arrêtée, le cheval de fer était remisé au rayon des antiquités et la piste des Géants abandonnée. La charge héroïque se déroulait dans la Guerre des étoiles et la chevauchée fantastique n'était plus que celle des bannis.
Un jour pourtant, au détour des années soixante-dix, était apparu un cavalier solitaire, annonciateur du regain d'intérêt, très limité mais réel, qu'Hollywood, toujours en quête de « nouveaux espaces » (commerciaux) semblait porter à ce genre qui se confond avec l'histoire, la culture et l'art américains. Cet homme des Hautes Plaines, au teint pâle et au regard d'acier n'était autre que le sinistre individu qui, pour quelques dollars de plus, s'était, dans les années soixante, vendu aux Italiens. Et même s'il ne s'était pas débarrassé de tous les tics qu'il avait contracté outre-Atlantique, on sentait poindre chez lui le désir sans équivoque de prouver que le Western pouvait encore faire se déplacer un public ravi. Têtu et Impitoyable, en Josey Wales ou Bronco Billy de cirque, Clint Eastwood tentait dans cette quête éphémère et crépusculaire, de retarder la mort déjà consommée du genre. Avec moins de constance mais la même nostalgie, d'autres (rares) cinéastes prirent, le temps d'un film, les chemins poussiéreux de cet Ouest moribond. Monte Hellman déchaînait l'ouragan de la vengeance, Alan Pakula apportait le souffle de la tempête sur des contrées qu'on découvrait toujours sauvages, Michael Cimino nous ouvrait, une fois encore les portes du Paradis, Lawrence Kasdan s'aventurait dans la ville mythique de Silverado. Et Kevin Costner, en dansant avec les loups, apportait un démenti flamboyant à tous les producteurs frileux et pourfendeurs de films « sociaux », qui avaient investi la citadelle hollywoodienne. Il renouait avec la tradition, intégrait les « contestataires » des années soixante et imposait une mélancolie du regard et une réflexion profonde, simple mais lancinante sur une blessure à jamais ouverte par l'intransigeance, la bêtise et l'appât du gain : le génocide indien.
Mais cette plongée dans un univers connu que l'on commençait à oublier et peuplé de visages qui s'échappaient peu à peu de nos mémoires, restait bien une initiative limitée. Les cavaliers s'éloignant au galop dans un décor de poussière seront-ils suivis par d'autres pour former un nouveau convoi des Braves. Rien ne permet aujourd'hui de l'affirmer.
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# Posté le mardi 21 juillet 2009 14:52

Modifié le dimanche 08 novembre 2009 08:38

500 NATIONS

500 NATIONS
Un documentaire en huit parties qui explore l'histoire des peuples autochtones d'Amérique du Nord et centrale, de l'époque précolombienne au cours de la période de contact avec les Européens et la colonisation, à la fin du 19ème siècle et l'asservissement des Indiens des plaines. 500 Nations utilise des textes historiques, témoignages, images de sources et de reconstructions graphiques pour explorer la magnifique civilisations avant le contact avec l'Occident.

http://www.shoppbs.org/family/index.jsp?categoryId=2883343&cp=2729308

Le western des années cinquante : une époque charnière

Entre les jeunes cow-boys, beaux et blancs, porteurs de progrès social et moral du mythe américain d'avant-guerre et les « losers » inadaptés dans un Ouest en pleine transformation, infirmes d'esprits et souvent de corps qui imposent leur violence désespérée dans le cauchemar américain des années VietNam, le western des années cinquante se révèle une période charnière extrêmement importante dans l'histoire du genre.
Bien sûr, ce terme générique de « Western des années cinquante » renferme un ensemble de productions très hétérogènes dont une bonne majorité, sur les écrans de cinéma ou à la télévision, continue tranquillement à véhiculer les valeurs traditionnelles d'une Amérique sûre d'elle et de son bon droit. Et si une nouvelle réflexion sur les hommes et les femmes qui ont bâti cette nation, si de nouvelles interprétations de l'histoire de l'Ouest voient le jour, ce n'est l'affaire que de quelques uns. Hollywood, soucieux de conserver au western une popularité acquise sur les pistes déjà mille fois parcourues du mythe triomphant, ouvre avec une parcimonie méfiante, ses plateaux aux trublions qui proposent un autre regard sur le héros westernien sans peur et sans reproche, le Peau-rouge cruel et fourbe, la femme aimante et soumise, les charges grandioses des tuniques bleues.
Pas question toutefois de remettre en cause le mythe westernien, élément fondateur de la société américaine, composante socioculturelle incontournable de l'imaginaire d'une nation. L'histoire des Etats-Unis est solidement construite autour de morceaux de bravoure. Revisiter la Geste de l'Ouest. Soit. La nier serait un traumatisme insupportable. C'est donc simplement l'adhésion sans discernement au mythe que les Anthony Mann, Delmer Daves, John Sturges, Robert Aldrich et quelques autres fustigent, à l'orée de ces années cinquante. Mais cette critique pose d'emblée les bases d'une autre réflexion sur la fonction de ce mythe dans l'inconscient collectif du pays, réflexion qui participe à la longue crise d'identité et de doute que la société américaine va connaître pendant de longues années.. De guerre froide en guerre de Corée, de crise de Cuba en engagement au Vietnam, d'émancipation des Noirs en réserves indiennes, de violence quotidienne en crimes politiques, le « rêve américain » tourne progressivement au cauchemar.

Déjà quelques anciens au premier rang desquels John Ford, avaient pris quelque distance avec l'exaltation que le western d'hier dégageait à chaque chevauchée. Ainsi rien ne manque dans La chevauchée fantastique (Ford-1939). Et pourtant, ce classique des classiques, ancré solidement dans le mythe, offre déjà en demi-teinte avec l'opposition entre Ringo et le shérif Wilcox, l'image nostalgique et un brin amère d'un Ouest finissant. Le désenchantement du Cavalier du désert (Wyler-1940), le cynisme et la sensualité du Banni (Hughes/Hawks-1941), le réquisitoire accablant contre la justice expéditive de l'Ouest que même le héros n'arrivait pas à maîtriser développé dans L'étrange incident (Wellman-1943), ou encore les trois personnages si humains et imparfaits qu'interprète Gregory Peck dans Duel au soleil (Vidor-1947), La ville abandonnée (Wellman-1948) et La cible humaine (King-1950) préfigurent déjà le regard lucide et critique porté sur l'Ouest par cette nouvelle génération de cinéaste et la désacralisation du héros westernien qui en découle.
Mais c'est encore John Ford qui pose le premier, les bases d'une réflexion sur l'image de l'Indien dans le Western. D'abord avec Sur la piste des Mohawks (1939) qui établissait clairement que l'homme rouge et le Noir faisait partie intégrante de la communauté américaine puis avec Le massacre de Fort Apache (1948) où il expose les tenants et les aboutissants de la bataille de Little Big Horn, opposant la duplicité des agents des Affaires indiennes et la dignité des Peaux-rouges et déboulonnant pour la première fois au cinéma la figure mythique de Custer. N'oublions pas non plus le Buffalo Bill (1944) de William Wellman dans lequel la bataille finale est présentée comme un massacre absurde (« ils étaient tous mes amis » murmure Cody devant les cadavres des Indiens).
Ce sont sur ces nouvelles pistes ouvertes par leurs aînés que les Mann, Dave et autre Fuller s'engouffrent avec respect, lucidité et talent. La vision qu'ils ont alors du monde est plutôt pessimiste. Par sa violence, la deuxième guerre mondiale a profondément marqué les G.I's. qui, lorsqu'ils rentrent chez eux n'ont plus la même perception du « rêve » américain. A l'aune des carnages d'Europe et d'Asie, les représentations idéalisées de la conquête de l'Ouest ne sont plus recevables. Et dans les ruines fumantes d'un monde traumatisé, les Etats-Unis voient la vocation de leader universel qu'ils s'étaient attribués particulièrement malmenée. Le héros westernien n'a alors plus qu'à rentrer dans le rang, trouver de nouvelles raisons d'exister ou bien mourir.
De prime abord, les scénarios continuent de développer les mêmes situations archétypiques (attaque de convoi ou de diligence, hold-up, duels, lutte entre éleveurs, guerre de Sécession, omniprésence de la violence, idéalisation des grands sentiments,.). Mais si la trame reste sensiblement la même, les personnages vont prendre de plus en plus d'importance, même si la concision de l'action en souffre. L'élément central du western devient l'humain. Confrontés à des situations difficiles, dramatiques, tragiques, les êtres réagissent, les échanges psychologiques se font plus intenses, plus fouillés. Le romanesque prend le pas sur l'action pure. Et si les péripéties restent nombreuses, elles ont souvent une fonction morale de dénonciation de la brutalité des bagarres, du sadisme des tortures, de la duplicité d'un pouvoir inféodé à la richesse. La violence est au cour de l'évolution du western. Code de l'honneur et parole donnée n'ont plus la valeur d'antan. Frapper par derrière, tuer dans le dos, trahir sans vergogne, tout devient possible dans un monde où le bien et le mal se confondent de plus en plus, effaçant progressivement le manichéisme réducteur des décennies précédentes. Ainsi, lorsque Nicholas Ray raconte la vie de Jesse James (Le brigand bien-aimé -1956), il semble procéder de la même manière qu'Henry King en 1939 (idem) : Recherches historiques, réalisme, rapport à la mythologie de l'Ouest. Mais très vite la différence se fait jour. Nulle trace ici du preux vengeur du Sud, du défenseur des humbles et des opprimés. Il n'est ici qu'un adolescent têtu, impulsif, refusant d'affronter les vrais problèmes de la vie, jaloux de son frère, obsédé par la violence. Avec Le gaucher (1957), Arthur Penn désacralise à son tour un autre de ces bandits de légende : Billy the Kid. Il en fait aussi un adolescent paumé, infirme caractériel, en inadéquation permanente avec le milieu dans lequel il évolue. Toutefois, ces deux portraits, s'ils ne sont jamais hagiographiques, traînent derrière eux des obsessions dans l'air du temps (les années Marlon Brando/James Dean) : romantisme effréné et fascinant, interprétations psychanalytiques, angoisses existentielles. La beauté grandiose et la simplicité sauvage des grands espaces ne suffisent plus à gommer les troubles du comportement. Quête du père, absence de la mère, conflit avec un père trop autoritaire. Les westerns des années cinquante plongent allègrement dans l'analyse. L'homme de la plaine avec le fils gâté et le contremaître orphelin en est un bel exemple.
Le cow-boy devient un être complexe, torturé, incapable de se fixer, dont la solitude amère, symbole de l'échec, n'a plus rien à voir avec celle, grandiose et démiurgique, du héros des années trente qui, incarnation de la beauté physique, ne vieillissaient jamais. Cette solitude est aussi le lieu d'une terrible prise de conscience des dures réalités d'un monde qui n'est pas celui auquel il aspire. Le shérif Kane dans Le train sifflera trois fois (Zinneman-1952) en fait la cruelle expérience,lui qui ne peut même pas compter sur ses amis.
Dans les films d'Anthony Mann, de Budd Boetticher ou de Richard brooks, le héros, shérif ou hors-la-loi, est usé, vieilli par une vie chargée d'un passé nébuleux. Le visage usé et raviné, la démarche raidie, il promène son corps meurtri dans des paysages abrupts, amoncellements de rochers, forêts aux arbres décharnés, en parfaite adéquation avec ses contradictions. Par une sorte de fatalité tragique, il semble condamné à mener une existence itinérante traînant derrière lui ce terrible passé dont il ne peut se libérer. L'enveloppe corporelle n'est pas la seule à s'effriter. Ces convictions les plus sûres, ces certitudes les plus rassurantes se lézardent au fil d'un périple qui n'est souvent plus qu'une dérisoire fuite en avant. Mû par une vengeance tenace, par un désir de réhabilitation obscur, il abandonne rarement le masque du scepticisme mais assume sa fonction de « justicier » avec un sang-froid inquiétant. Parfois, la violence qui le guide craque sous le fardeau trop lourd de son obsession. Ainsi, James Stewart dans L'homme de la plaine ne pourra tuer lui-même Arthur Kennedy, celui par qui le malheur est arrivé, « faiblesse » qui lui apporte finalement repos et sérénité.
Son impuissance à aimer n'est pas dans le refus de la femme amoureuse mais dans la peur d'un échec. Il est l'homme d'un jour que la ville aimerait voir partir au plus vite. Et quand les rapports virils se nimbent d'une homosexualité latente comme dans Le gaucher ou L'homme aux colts d'or (Dmytryk-1959), les relations affectives sont définitivement brouillées. Dans ces années cinquante, la femme fatale, la prostituée au grand cour, la fermière laborieuse sont encore les valeurs sûres et conventionnelles d'un genre dont le regard sur la femme n'a pas fondamentalement évolué. Quelques exceptions toutefois avec Marlene Dietrich dans L'Ange des maudits (Lang-1952), Joan Crawford dans Johnny Guitar (Ray-1954) ou encore Barbara Stanwyck dans Quarante Tueurs (Fuller, 1958). Toutes trois sont des femmes ambitieuses, parfaitement adaptées au milieu masculin et misogyne dans lequel elles ont su montrer leur autorité et leur indépendance. Sur un mode mineur, Kate, la propriétaire terrienne de L'homme de la plaine est forgée dans le même moule, la beauté en moins, la plénitude de la vieillesse en plus. Plus intéressante est l'apparition de femmes indiennes prêtes au mariage mixte et à l'émancipation à l'image de Debra Paget dans La flèche brisée (Dave-1950) et La dernière chasse (Brooks-1956) ou bien d'Elizabeth Threatt dans La Captive aux Yeux clairs ( Hawks-1952) et de Jean Peters dans Bronco Apache (Aldrich-1954). Car s'il est bien un domaine dans lequel le western des années cinquante a porté le fer, c'est sur l'image de l'Indien. En 1950, deux films marquent le début d'un cycle de westerns résolument pro-indiens : La flèche brisée et La porte du diable (Mann).Le Peau-rouge n'était plus un simple élément du décors comme trop souvent avant. Il acquérait un véritable statut d'être humain et retrouvait sa place dans la réalité historique du pays. Avec cette existence morale et politique de l'Indien enfin reconnue dans un western, plus question de cacher la tragique et lamentable histoire de la pacification indienne aux Etats-Unis. Un grand nombre de westerns plus ou moins réussis s'engouffrèrent dans la brèche ouverte et parmi eux Au-delà du Missouri (Wellman-1951), La Captive aux yeux clairs, La dernière chasse, Le Jugement des flèches (Fuller-1957) en sont les piliers audacieux et admirables.
Enfin, cette évolution en profondeur du genre ne pouvait pas se faire sans toucher à la construction même du western. L'épopée cède la place à un lyrisme désenchanté. Et si réalisme frise parfois le regard documentaire, le cinémascope magnifie les paysages sauvages et inviolables, brûlants et grandioses, et la couleur propose des équivalences plastiques et poétiques à la tragique frénésie qui s'empare de la nature et des hommes. Quant à la musique, elle a su aussi se mettre au diapason de la solitude et du drame. Loin des ballades sympathiques de Gene Autry, des mélodies originales aux tonalités souvent mélancoliques et déchirantes, ouvres de compositeurs comme George Dunning, David Raskin ou Dimitri Tiomkin, s'inscrivent complètement dans le récit cinématographique.
Dans les années soixante, cette évolution se radicalise très fortement avec des cinéastes comme Sam Peckinpah, Arthur Penn, Robert Altman, Sydney Pollack. Plus question de demi-mesure. Le cinéma hollywoodien se trouve embarqué dans un processus de désacralisation et de démythification de « l'american way of life » qui dépasse largement le seul western. Ce genre fondateur est pourtant en première ligne de la contestation. Dénoncer les mythes mensongers sur lesquels la société américaine s'est enracinée est une priorité pour bien des cinéastes : Mais le western ne peut survivre sans une parcelle d'espoir et les terribles et magistrales démonstrations qu'assénaient des films comme La horde sauvage (Peckinpah-1968) ou Little Big Man (Penn-1970), après les avatars italiens cyniques et destructeurs, minaient définitivement le genre.
Les nouveaux espaces seraient intergalactiques. Les petits hommes verts, les nouveaux Indiens.
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# Posté le mardi 21 juillet 2009 16:51

Modifié le dimanche 08 novembre 2009 08:58

Wild West Show

http://www.wildwestshow.net/home.html

http://www.attractionland.com/

Le western, une histoire de l'Ouest
Spaghetti-western ou western européen ?
Sergio Leone a-t-il inventé le western italien ?

Sergio Leone a-t-il inventé le western italien ?
Non. Il s'en défend lui-même avec vigueur. « Je dois préciser une chose ; beaucoup de gens m'attribuent la paternité du western italien ; ce n'est pas vrai car avant mon film on en avait déjà fait vingt-cinq », « (.) depuis trois ans, ils (=les autres westerns, par rapport à Pour une poignée de dollars ) sortaient dans des petites salles de banlieue (à l'époque, en Italie, il existait les salles de 1 ère , 2 e et 3 e catégorie, et les critiques ne fréquentaient que la première) et personne ne s'en était aperçu, car toute la distribution portait des pseudonymes. On pensait que c'étaient de petits films américains faits pour la télévision.

Ajoutons que l'appellation « western-spaghetti » amusait Leone, même s'il soulignait son côté réducteur : « C'est là (=au moment d' Et pour quelques dollars de plus ) que les Américains lancèrent la dénomination de « western-spaghetti ». Je croyais que c'était ironique et subtil. Il me semblait qu'ils signifiaient que les spaghetti remplaçaient le lasso. Mais ce n'était pas vrai. Cependant, cette appellation n'avait rien de péjoratif. A cette époque, on disait « spaghetti » pour « italien ». (...) Il n'y a là rien de méchant. C'est juste une façon de définir l'origine nationale. Ce sont les Européens qui reprirent ce label de façon critique pour stigmatiser la démarcation d'un genre. C'est idiot. Comme si l'on taxait les films américains sur la Rome antique en les nommant : « Hamburger romain. »

Même si le premier western tourné en Europe signalé par le Dictionnaire du western italien de Ghian Lhassa et Michel Lequeux (éd. Grand Angle, 1983) est d'origine italienne ( Un dollaro di s fida , de Giorgio Simonelli, 1960), ce sont surtout les Allemands qui ont ouvert la voie, avec les aventures de l'Indien Winnetou filmées par Harald Reinl ou Alfred Vohrer. Le Secret du lac d'argent (Harald Reinl, 1962, en coproduction avec la Yougoslavie) inaugure une série de succès dont les acteurs principaux seront le Français Pierre Brice dans le rôle de Winnetou et, en alternance, les Américains Lex Barker (ex-Tarzan) et Stewart Granger (dont le véritable nom était James Stewart, et qui dut paradoxalement prendre un pseudonyme pour éviter la confusion avec le célèbre acteur d'Anthony Mann et d'Hitchcock. qui ne portait pas lui-même son propre nom !). Un film de Rolf Olsen, coproduit avec la France, La Chevauchée vers Santa Cruz , avec Klaus Kinski dans un rôle secondaire, précède en outre le succès du premier western de Sergio Leone, Pour une poignée de dollars. , lequel bénéficiait d'un tout petit budget, alors que ses producteurs avaient en même temps confortablement doté le film de Mario Caiano Le pistole non discutono. Doit-on, en ce cas, parler de « westerns-choucroute » ?

En fait, le western, contrairement aux idées reçues, fait partie intégrante de la culture européenne. Les exploits de Winnetou ont été popularisés dès le début du XXème siècle par les récits de Karl May, tandis que les Italiens ont réservé à la même époque le plus grand succès aux ouvres d'Emilio Salgari, qui n'a pourtant jamais mis les pieds en Amérique. Dans La Scotennatrice (1909), par exemple, il décrit le massacre des Indiens à Sand Creek. Plus encore, la tournée européenne du Wild Wild West Circus de Buffalo Bill a vu les Américains défaits dans un concours de rodéo qui les opposait aux butteri, les gardiens de troupeaux de la Toscane. Et le cinéma lui-même a produit des westerns en Europe dès la Belle Epoque, tandis qu'en décembre 1910 fut présentée au Metropolitan de New York la première de La Fianciulla del West , un opéra de Puccini d'après la pièce de David Belasco. Aujourd'hui encore, le mythe de Winnetou ne s'est pas éteint, et des spectacles donnés à Vienne, en Autriche, le maintiennent bien en vie.

Pour finir, il faut rappeler que les films que l'on a qualifiés de « spaghetti-westerns » étaient en réalité des coproductions, où intervenaient aussi bien l'Italie que l'Allemagne, la France ou l'Espagne, pour ne citer que les principaux pays concernés. Le rêve des grands espaces n'est-il pas commun à l'humanité ? Les Américains ne sont-ils pas eux-mêmes des émigrés européens ? Certains réalisateurs italiens, cependant, prennent leurs distances avec le genre : « Si le western italien est mort de sa belle mort, malgré tant d'années d'existence, c'est parce qu'il ne découle pas d'un fait culturel propre à l'Italie. Le western ne nous appartient pas. » (Carlo Lizzani, auteur d' Un fiume di dollari , 1966, et de Requiescant , 1967, Ghian Lhassa et Michel Lequeux, Des hommes seuls , éd. Grand Angle, 1987, ). « Le western italien ne peut se prendre au sérieux, pour la simple raison que ce genre de films ne nous appartient pas, ne correspond pas à quelque chose d'authentique chez nous.» (Duccio Tessari, réalisateur en particulier d' Un pistolet pour Ringo , 1965, et du Retour de Ringo , 1965, Ghian Lhassa et Michel Lequeux, Dictionnaire du western italien , éd. Grand Angle, 1983, ). A chacun sa sensibilité, en définitive.

Dix ans de succès

Quand Pour une poignée de dollars lance définitivement le western italien en 1964 (nous parlerons dorénavant de « western italien » par pure commodité), rien ne laisse prévoir un tel phénomène. Aux Etats-Unis, le western est moribond, et s'englue dans des considérations psychologiques. John Ford lui-même quitte son optimisme des débuts et souligne la fin des temps légendaires avec L'homme qui tua Liberty Valance (1962) et la mort de la bonne conscience des pionniers avec Les Cheyennes (1964). Sam Peckinpah tourne le baroud d'honneur de deux pistoleros touchés par l'âge dans Coups de feu dans la Sierra (1962). En Italie, le péplum, qui a rempli les salles des quartiers populaires dans les années cinquante, dépérit. Leone, qui a déjà terminé Les derniers jours de Pompéi à la place de Mario Bonnard (1959), et qui s'est plu à se divertir du genre sans en avoir l'air dans Le Colosse de Rhodes (1960), a refusé le projet d'autres films « à l'antique », malgré l'immense succès qu'il vient de remporter, pour consacrer toute son énergie à un vieux rêve que rien, décidément, ne semble favoriser : tourner un western.
Les producteurs eux-mêmes de Pour une poignée de dollars ne croyaient pas au film : une seule copie fut distribuée dans une petite salle de Florence, au mois d'août, et Leone pensait son film condamné avant d'avoir été vu. Le bouche à oreille fonctionna pourtant de manière inattendue, et le film fut l'un des triomphes de l'année. Les budgets dont disposera Leone pour ses films suivants seront sans commune mesure avec celui de ce premier western. Et l'inconnu, le gentil cow-boy d'une série télévisée américaine intitulée Rawhide , transformé en « homme sans nom » impassible et cynique, verra lui aussi son salaire s'envoler : payé 15 000 $ pour Pour poignée de dollars , Clint Eastwood en touchera 250 000 pour Le Bon, la Brute et le Truand . Leone aura même le privilège de pouvoir faire distribuer avec succès aux Etats-Unis sa « trilogie des dollars » ( Pour une poignée de dollars , 1964, Et pour quelques dollars de plus , 1965, Le Bon, la Brute et le Truand , 1966 ) , ce qui assurera à Clint Eastwood le début de carrière que l'on connaît.
Film populaire avant tout, le western italien (ou européen) devient alors un produit de remplacement idéal pour le péplum, et une « marchandise » que l'on crée à la chaîne :
1960 1 film 1964 39 films 75 films 1972 53 films 1976 4 films
1961 5 films 1965 37 films 44 films 1973 25 films
1962 4 films 1966 61 films 30 films 1974 19 films
1963 22 films 1967 56 films 54 films 1975 12 films
(Chiffres fournis par Ghian Lhassa et Michel Lequeux, Dictionnaire du western italien , éd. Grand Angle, 1983).
Il arrive qu'une même équipe tourne jusqu'à quatre films en même temps - rentabilité oblige. Et le nombre des scories est incalculable. ce qui ne doit pas jeter l'opprobre sur le western italien en général : dans les années quarante et cinquante, les Américains ne produisaient-ils pas, eux aussi, des « séries B » ? Les lieux de tournage sont souvent les mêmes : les studios de Cinecittà à Rome pour les intérieurs, le désert d'Alméria en Espagne pour les extérieurs.
Comble du paradoxe, certains acteurs américains viennent poursuivre leur carière en Europe, ou tenter de lui donner une nouvelle vie : Lee Van Cleef, Eli Wallach, James Coburn, Charles Bronson, Telly Savalas, Gordon Mitchell, Gilbert Roland, Jack Palance, Yul Brynner, Chuck Connors, Anthony Quinn, et même James Mason. Des westerns américains sont même tournés en Espagne pour alléger leur budget : c'est le cas des Cent fusils de Tom Gries (1968).
Deux grands films de Leone marquent l'apogée du genre : Il était une fois dans l'Ouest (1968) et Il était une fois la Révolution (1971). Mais un tel engouement ne peut perdurer : bientôt, le western italien se saborde lui-même. Pour rameuter le public, il crée une veine parodique avec les deux Trinita : On l'appelle Trinita (1970) et On continue à l'appeler Trinita (1971), de E.B. Clucher (alias Enzo Barboni), qui offrent un duo comique que l'on retrouvera plus tard dans des films à l'action plus contemporaine : Terence Hill (Mario Girotti) et Bud Spencer (Carlo Pedersoli).

Leone soulignera le choc de deux veines du western italien en produisant Mon nom est Personne de Tonino Valerii (1973), où l'humour débridé de Terence Hill sera contrebalancé par la maîtrise d'Henry Fonda. Ce dernier considérait d'ailleurs Mon nom est Personne comme « l' Orange mécanique du western ».
Le chant du cygne vient en 1976, avec Keoma , d'Enzo G. Castellari, film crépusculaire et désenchanté, où Franco Nero (Keoma) abandonne à la fin un bébé qui vient de naître, marquant par là son refus de s'attendrir, mais aussi sa négation des valeurs familiales, et un désespoir absolu.

Et après ?
Certes, après 1976, il y aura encore quelques westerns. Mais ce ne seront que des excroissances sans lendemain, pour un genre qui semble une parenthèse dans l'histoire du cinéma, avec la révélation d'un cinéaste majeur : Sergio Leone, et de quelques autres, comme Sergio Sollima ou Sergio Corbucci.

En réalité, l'influence du western italien est plus profonde qu'il n'y paraît. D'abord sur le western américain lui-même : la violence s'y étale avec moins de retenue, par exemple dans Les Charognards de Don Medford (1970) ou Big Jake de George Sherman (1971), ou dans les films à la fois pessimistes et pleins de jubilation de Sam Peckinpah. La Horde sauvage (1969) n'aurait sans doute jamais été tournée si Leone n'avait ouvert la voie - et c'est avec un certain humour que Mon nom est Personne nous présente une croix sur une tombe au nom de Sam Peckinpah, et que l'un des airs principaux composés par Ennio Morricone pour ce même film s'intitule L'Amas sauvage . Le réalisme est en outre davantage de mise après les années soixante : les cow-boys sont sales, sentent la sueur et la poussière, et portent la barbe. Bien plus, la mauvaise conscience qui s'empare des Etats-Unis avec la Guerre du Viêtnam crée une relecture du mythe de l'Ouest, entamée, il est vrai, dès les années cinquante avec La Flèche brisée . Les massacres opérés sur les Indiens, déjà évoqués par Les Cheyennes de John Ford, sont soulignés de manière parfois insoutenable par Arthur Penn ( LittleBig Man , 1970) ou Ralph Nelson ( Soldat bleu , 1970). Mais si la foi dans les vertus du pionnier s'efface, que reste-t-il du mythe, de la chanson de geste qui fédérait tout un peuple ? Seuls Kevin Costner ( Danse avec les loups , 1990, Open Range , 2004) et surtout Clint Eastwood ( Josey Wales hors-la-loi , 1976, Impitoyable , 1992) parviendront à attirer encore un public que le nom même de western semble désormais faire fuir ; le remake d' Alamo , produit par Disney en 2003-2004, devient un drame épique. mais demeure un gros échec financier. Eastwood semble bien avoir clos le genre, en unissant John Ford, Donald Siegel et Sergio Leone dans Impitoyable pour une sombre vision des pistoleros et de l'Amérique, dont la légende est fondée sur le mensonge et la violence. A moins qu'un nouveau projet actuellement évoqué pour le même Eastwood ne redonne vie à un genre qui n'en finit pas de fasciner.
Cela posé, même si le western italien, et le western tout court laissent la place à l'évocation des violences urbaines modernes, même si le pistolero est supplanté par le super-héros, le style de Leone continue d'influencer les plus grands réalisateurs actuels : Sam Raimi a tourné en 1994 un western totalement démarqué de son style ( Mort ou vif , avec Sharon Stone, Gene Hackman et Leonardo di Caprio), Martin Scorcese ou John Woo se réclament de lui, et Quentin Tarantino vient de lui rendre, à lui et à tout le western italien, un hommage éclatant dans Kill Bill 1 et 2. Ne négligeons pas enfin la bande dessinée : après Morris, qui a donné un savoureux pastiche du personnage de Lee Van Cleef dans Chasseur de primes , après Gotlib et sa Rubrique-à-brac , le dessinateur belge Swolfs s'est emparé dans les années quatre-vingt du monde de Leone et surtout de Sergio Corbucci pour sa série des Durango.

Même si Sergio Leone n'a pas créé le genre, il en a largement défini les codes - à son cour défendant. Aucun autre réalisateur de westerns italiens n'a trouvé grâce à ses yeux, même Corbucci ou Sollima. « Lorsqu'on me dit : « Père du western italien », moi je réponds : « Père de combien de fils de putes ! » » (Ghian Lhassa et Michel Lequeux, Des hommes seuls , éd. Grand Angle, 1987, p.198). Exagération, peut-être, injustice, sans aucun doute, même si une trentaine ou une quarantaine de films seulement méritent de surnager dans une production souvent médiocre. Trente ou quarante, ce n'est déjà pas si mal.

Le héros sale, cynique, taciturne, le tueur sans scrupule, le bandit mexicain hâbleur et picaresque ou halluciné se trouvent bien définis dans la « trilogie des dollars » de Leone. Et le personnage de « l'homme sans nom » sera récurrent dans les ouvres des autres réalisateurs. Un film ira jusqu'à s'intituler Clint le solitaire (Alfonso Balcazar, 1967) : tout un programme.
L'article sur les westerns de Sergio Leone souligne que le héros italien est souvent plus une fonction qu'un personnage. De nombreux films font intervenir Django, Sartana, Sabata. ou encore Ringo ou Cjamango ! Et plus la série est longue, moins le héros a d'existence et de consistance. Mais il ne faut pas négliger ce qu'il est au départ. Ainsi, Sartana et Sabata, popularisés par Frank Kramer (Gianfranco Parolini) sous les traits de John (Gianni) Garko et Lee Van Cleef ou Yul Brynner sont presque l'incarnation du « malin », tout en usant de « gadgets » propres à James Bond. Leur habileté et leur rapidité au tir, leur don d'ubiquité, leur costume noir (celui de Sabata a été dessiné par Carlo Simi, collaborateur attitré de Leone) font d'eux des émanations de l'Enfer - sans doute inspirées elles-mêmes du mythique Django. Celui-ci, créé par Sergio Corbucci (son nom est un hommage à Django Reinhardt), apparaît pour la première fois à l'écran en tirant péniblement dans la boue un cercueil. Django, plus humain que Sartana ou Sabata, est l'incarnation de la vengeance - motif fréquent dans le western italien, mais qui débouche sur une absence totale d'avenir. Ce motif, présent chez Leone avec le colonel Mortimer (Lee Van Cleef, Et pour quelques dollars de plus ) ou l'Uomo (Charles Bronson, Il était une fois dans l'Ouest ), se renie lui-même : que fera le héros une fois sa vengeance assouvie ? Mourir, sans doute.

Le Christ recrucifié
Mais avant de parvenir à la vengeance. ou d'encaisser les dollars, que de souffrances - morales ou physiques - à endurer ! Le goût pour le sadisme propre au western italien insiste sur les « passages à tabac » : il y en a dans presque tous les films de Leone, le plus douloureux étant celui subi par Tuco (Eli Wallach) dans Le Bon, la Brute et le Truand . Quant à Django, il sera traîné dans la boue au sens propre, humilié, et ses mains seront écrasées. L'effort suprême qu'il fera pour tirer sera aussi torture suprême - mais qui ne sera rien face à celle qu'éprouve Jean-Louis Trintignant dans Le Grand Silence (1968) : l'infâme Pollicut (Luigi Pistilli) lui a tranché les cordes vocales dans son enfance et c'est de façon muette que Silence « hurlera » sa douleur quand on lui brûlera la main, c'est de façon muette qu'il se vengera avant d'être lui-même littéralement exécuté par Tigrero (Klaus Kinski). Un tel nihilisme et une telle violence ont motivé une interdiction aux moins de dix-huit ans à la sortie du film, et provoqué le rejet du public, qui ne supportait pas de voir le héros mourir à la fin - tous éléments qui ont fait de cette ouvre de Corbucci un « film-culte ». Sergio Corbucci revendique d'ailleurs son goût pour la violence : « J'utilise toujours la violence pour faire de l'humour ; j'adore l'humour noir. Et je suis opposé au happy-end ; rappelez-vous la fin du Grand Silence ! Mais j'aime jouer sur les détails qui peuvent amuser les gens. La mort est une chose qui peut être comique. Le maximum de la violence, c'est dans Django , quand on coupe l'oreille du mouchard pour la lui mettre dans la bouche parce qu'il écoute trop et parle trop. Je me suis amusé comme un fou en tournant ces plans. Et puis la vie est violence ; donc on ne peut négliger cet aspect de la vie dans les films. Enfin, la violence est action, c'est l'action pure. N'oublions pas que depuis la naissance du cinéma, quand le clap est fait, le metteur en scène dit : « Action ». Il ne dit jamais : « Parlez ». (Propos rapportés par Noël Simsolo, La Revue du cinéma , n°246, p.76, janvier 1971, et cités par Ghian Lhassa et Michel Lequeux, Dictionnaire du western italien , éd. Grand Angle, 1983, p.53).

Enfin, la figure christique est souvent présente dans le western italien (mais pas dans les films de Leone). Un succédané des aventures de Django s'intitule sans vergogne en français Django porte sa croix (Enzo G. Castellari). Quant à un autre western de Castellari, Keoma (1976), qui constitue le chant du cygne du genre, il montre le héros proprement crucifié par ses frères. Le sadisme ne se sépare pas toujours de la religiosité dans le western italien.

Les dollars ou la mort
Le but des pistoleros dans le western italien est rarement de fonder une famille. Ils veulent surtout s'enrichir - on ne sait pourquoi, finalement. C'est une constante de la « trilogie des dollars » de Leone : l'argent est un but en soi, pas un moyen d'action sur le monde. Pour parvenir aux dollars, il faut tuer, en général le plus possible, sans remord, avec jouissance parfois - souvent - et en offrant un « beau spectacle ». L'examen de quelques titres montre bien ces deux thématiques de la mort et de l'argent, celle de la mort étant privilégiée : Cent mille dollars pour Ringo (Alberto de Martino, 1965), Requiescant (Carlo Lizzani, 1967), Django, prépare ton cercueil (Ferdinando Baldi, 1968), Quand les colts fument. on l'appelle Cimetière (Anthony Ascott, alias Giuliano Carmineo, 1971), Je vais, je tire et je reviens (Enzo G. Castellari, alias Enzo Girolami, 1967), Tuez-les tous et revenez seul (Enzo G. Castellari, 1968), La mort était au rendez-vous (Giulio Petroni, 1967, autres titres Da uomo a uomo ou Death rides a horse ), Le dernier jour de la colère (Tonino Valerii, 1967). Tous ces titres nous éloignent de la noblesse et de la fierté de Winnetou, le héros apache de Karl May.

# Posté le mardi 28 juillet 2009 12:35

Modifié le dimanche 08 novembre 2009 09:13

passer cette limite,films classés..INFOS...Sur sites spécialisés.

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Daniel Boone : un découvreur

Daniel Boone est né près de Reading, Pennsylvanie, le 2 novembre 1734 et mort près de Saint-Louis, Missouri, le 26 septembre 1820

Le nom de Daniel Boone est complètement lié à la saga de la frontière américaine. Boone était un homme des bois célèbre qui a guidé des colons avides de terres nouvelles aux frontières du Kentucky dans des contrées sauvages et dangereuses où les Indiens n'étaient pas encore réduits dans des réserves mais défendaient avec vigueur leurs terres qu'ils voyaient chaque jour davantage envahies. Il incarne le rêve de paradis et de grands espaces des trappeurs. Élevé au rang de mythe dès la fin du XVIIIe siècle, son courage, ses longues errances en territoire indien, ses combats contre les Shawnees et son grand réel respect pour ces « natives Americans » qu'il considérait à son égal, ont parfois fait l'objet de récits hagiographiques assez éloignés de la réalité historique. Fenimore Cooper s'inspire largement de lui alors qu'il vient à peine de mourir, pour écrire sa grande saga de Bas-de Cuir. Cet immense roman en cinq volumes dont le plus célèbre s'intitule « Le dernier des Mohicans », conte l'histoire de Natty Bumpo dit Bas de Cuir, dit ¼il-de-Faucon, dit encore Longue-Carabine , alias, par bien des côtés, Daniel Boone.

Le père de Daniel, Squire Boone, était un quaker anglais né en 1696, dans le Devonshire en Angleterre. Il a à peine 18 ans lorsqu'il embarque pour Philadelphie avec son frère George et sa soeur Sarah. En 1717, le reste de sa famille les rejoint dans le Nouveau-Monde. Squire rencontre Sarah Morgan, une Quaker, qu'il épouse en 1720. En 1730, ils achètent une terre de 250 acres à Chalfont en Pennsylvanie.
Daniel naît le 2 novembre 1734, il est le sixième enfant, sur onze, du couple. Très jeune, il commence à aider son père, fermier, tisserand et forgeron. En 1750, Squire, Sarah et leurs enfants émigrent vers le Sud-Ouest et s'installent dans la vallée de Yadkin en Caroline du Nord. Depuis l'âge de douze ans, Daniel possède un fusil de chasse et commence ses longues courses en forêt à la recherche de gibier. Il rencontre des Indiens avec lesquels il entretient des relations. A 20 ans, il quitte sa famille pour accompagner une expédition militaire durant la guerre des français et des indiens. Il fait la connaissance de John Finley, un chasseur exceptionnel, dont les récits hauts en couleurs le subjuguent. Daniel revient pourtant dans le ferme de son père et se marie avec Rebecca Bryan en 1756, Ils auront dix enfants ensemble.


En 1767, Boone voyage sur les frontières du Kentucky et campe près de Prestonsburg. En 1769, il part vers l'Ouest avec John Finley et quatre autres hommes. Il restera deux ans loin de sa maison, explorant Kentucky et Ohio.

« C'est le 1er mai 1769 que j'abandonnai pour un certain temps mon bonheur domestique pour errer dans les pays sauvages d'Amérique, à la recherche du pays de Kentucke. Nous avons trouvé partout dans cette vaste forêt une abondance de bêtes sauvages de toutes sortes. Il y avait plus de bisons que je n'avais jamais vu de bétail dans les colonies de la côte atlantique ; nous avons chassé avec grand succès. Un beau jour, j'entrepris de faire un tour dans le pays, et la variété et les beautés de la nature rencontrées pendant cette charmante saison chassèrent toute pensée triste et morose. J'étais parvenu au sommet d'une chaîne majestueuse et, regardant autour de moi avec étonnement et émerveillement, je contemplai les vastes plaines, les magnifiques étendues qui se déroulaient à mes pieds. Puis j'admirai l'illustre rivière Ohio qui coule silencieusement et majestueusement, marquant la limite occidentale du Kentucke avec une grandeur peu concevable. Dans le lointain, je regardai les montagnes dresser leurs fronts vénérables et pénétrer dans les nuages. Tout était calme (...). Bientôt, je retournai dans ma famille avec la ferme intention de l'installer au plus tôt dans le Kentucke, que j'estimai être un second paradis ; j'étais prêt à risquer ma vie et ma fortune. »

En 1774 il s'établit au Kentucky avec femme et enfants.
En 1775, engagé par le Colonel Richard Henderson, il conduit une trentaine de colons à l'intérieur du Kentucky et les établit à Boonesborough.
Entre 1775 et 1783 Daniel Boone devient un responsable au sein des colonies qui s'installent dans les nouvelles parties du Kentucky que Boone continue d'explorer. En février 1778, alors qu'il cherche du sel avec quelques hommes, il est capturé par les Shawnees. Ces derniers ont beaucoup de respect pour lui et ils l'adoptent comme membre de leur tribu. Mais bientôt, pour prévenir une attaque des Indiens contre Boonesborough, il s'évade et parvient à prévenir les habitants. En 1779,il fonde une nouvel établissement, Boone's Station près de ce qui est maintenant Athens au Kentucky.
En 1788, estimant le Kentucky « trop peuplé » Boone déménage et s'installe en Virginie de l'Ouest puis bientôt dans le Missouri où il finit ses jours le 26 septembre 1820 à 85 ans et non après 88 ans comme le suggère Barbara dans le film.

De nombreux feuilletons, bandes dessinées et films raconteront les exploits légendaires de Daniel Boone. Mas c'est avec la télévision qu'il acquiert une nouvelle notoriété. Une série est créée par le scénariste Borden Chase en 1964 sur NBC. Elle durera jusqu'en 1970 et comporte 165 épisodes de 52 minutes. Le première diffusion en France se fait sur TF1 en 1976. Fess Parker joue le rôle de Daniel Boone et Patricia Blair celui de Rebecca.




Sean Aloysius O'Fearna est né à Cape Elisabeth (État du Maine), le 1er février 1895
Cadet de treize enfants d'une famille d'origine irlandaise, il n'oubliera jamais la terre de ses ancêtres et nombre de ces films portent la marque de cette île rude et chaleureuse. Le père O'Fearna tient un saloon à Portland. C'est au collège de cette ville que le jeune Sean fait ses études avant d'échouer au concours d'entrée de l'Académie Navale.

À l'âge de dix-huit ans, il rejoint son frère Francis, de treize ans son aîné, qui a trouvé du travail comme acteur et comme réalisateur à Hollywood sous le nom de Francis Ford. Il choisit le pseudonyme de Jack Ford (jusqu'en 1923 où il choisira John) et, pendant quatre ans, il va l'aider : accessoiriste, assistant, acteur, il ne rechigne devant aucun travail. Il joue même le rôle d'un membre du Ku-Klux-Klan dans Naissance d'une nation (1915, David Griffith)

En 1917, il réalise son premier film (The Tornado). Il va tourner ensuite de nombreux westerns de moins d'une heure dont la vedette est généralement Harry Carey. Quand le cinéma devient sonore, ce metteur en scène de trente-trois ans a déjà inscrit plus de soixante titres à sa filmographie dont quelques réussites du genre avec les épopées de l'Ouest que sont : Le Cheval de fer (1924) et Trois sublimes canailles (1926).

Il s'est marié en 1920. Deux enfants sont nés de cette union : Patrick, en 1921 et Barbara, en 1922. Avec Le Mouchard (1935), Les Raisins de la colère (1940) et Qu'elle était verte ma vallée (1941), il obtient en moins de dix ans trois Oscars.

Il permet à des millions de spectateurs de découvrir un nouvel acteur au physique impressionnant, cantonné jusqu'alors dans les westerns de série Z : John Wayne. Mobilisé en 1942, le lieutenant-commander John Ford participe à la guerre du Pacifique et dirige une équipe de cinéastes de l'U.S. Navy. Blessé à Midway (c'est là qu'il perd l'usage de son oeil gauche), il est titulaire de nombreuses décorations dont le Purple Heart. Il sera nommé amiral, à titre honorifique, en 1954.

En 1945, après la fin de la guerre, il reprend le chemin des studios avec Les Sacrifiés, un drame situé dans le Pacifique en 1941. Puis il retrouve le grand western classique avec La Poursuite infernale (1946), interprété par Henry Fonda (Wyatt Earp) et Victor Mature (Doc Holliday) et Le Massacre de Fort Apache, toujours avec Henry Fonda en militaire borné et John Wayne en défenseur de la légalité indienne. Il adapte ensuite, à l'écran, le roman de Graham Greene "La puissance et la Gloire" sous le nom de Dieu est mort, encore avec Henry Fonda.
En 1952, après avoir réalisé ce que l'on nommera le « cycle de la cavalerie » (Le Massacre de Fort Apache, La Charge héroïque et Rio Grande), John Ford reçoit son sixième Oscar pour L'Homme tranquille. Parallèlement à cette prestigieuse carrière hollywoodienne, Ford tourne à plusieurs reprises des films pour le gouvernement américain En tant que membre de l'O.S.S. (Office of Strategic Services), l'ancêtre de la C.I.A., John Ford avait en effet été chargé de missions qui l'avaient amené à intervenir aussi bien en Extrême Orient qu'à préparer des preuves cinématographiques accablantes contre les accusés nazis du procès de Nuremberg. Psaumes, citations, la référence à la Bible est récurrente chez John Ford. Dans ses ½uvres les plus célèbres comme dans les moins connues, la culture chrétienne est son terreau. Pas question donc de se perdre dans un imaginaire païen... Il puise dans le réel, le quotidien mais le transcende, l'enrichit en l'habillant d'une iconographie religieuse souvent évidente (les rois mages du Fils du désert, 1948) pour finalement déboucher sur une réflexion sociale et morale profondément humaniste. Le héros d'Arrowsmith (1931), savant désintéressé qui n'a pas sa place dans une société mercantile, ou Wead (L'aigle vole au soleil, 1957), pilote hors du commun de l'aéronavale, sont tous deux habités par une telle foi dans leur vocation, qu'ils en sacrifieront leur famille. Le docteur alcooolique du film Le Fond de la bouteille (1960) et le joueur de base-ball injustement accusé d'avoir touché un pot-de-vin (L'Affaire Riley, 1962) finiront par avoir gain de cause après un douloureux chemin de croix mais la gloire n'est pas pour eux. Ford cultive une douce mélancolie de la victoire pour ces anonymes qu'il entoure d'une religieuse sollicitude. Le don de soi est leur credo, la quête du Bonheur leur obsession. La réhabilitation tragique des trois « bons larrons » du Fils du désert apparaît alors comme le miroir ironique et chaleureux de la démarche pathétique de tous ces héros déphasés, guidés par une idéologie du sacrifice propre au Christianisme originel. John Ford est bien un cinéaste profondément chrétien. John Ford est le maître incontesté du western. Avec Sur la Piste des Mohawks (1939) et Le massacre de Fort Apache (1948), en attendant le le très beau plaidoyer pour les Indiens (Les Cheyennes, 1964), il se révèle plus progressiste qu'il n'y paraît. Femmes pionnières dans Le convoi des Braves (1950) ou dans une mission dans Frontière chinoise (1967), son regard n'est jamais misogyne, au contraire.

Dans Le massacre de Fort Apache, la confrontation, sur fond de guerre indienne, d'un lieutenant-colonel aigri, raciste et autoritaire, et de son subordonné humaniste mais respectueux de la hiérarchie, se teinte d'un réalisme amer et désabusé. Dans Le Convoi des braves, la longue file de chariots des Mormons en route vers l'Ouest se pare des attributs de l'épopée. Mais là encore, les Indiens, lucides et combatifs, sont condamnés à terme. Toujours, pourtant, le cinéaste continue de prôner des valeurs qui lui sont chères : l'individualisme des héros et la solidarité du groupe (cavalerie ou pionniers). Avec un beau film de guerre très méconnu (La patrouille perdue, 1934) et l'aventure psychologique d'un prêtre défroqué (Dieu est mort, 1947), John Ford, loin des grandes plaines, apparaît encore plus sombre. Les militaires de La Patrouille perdue, égarés dans le désert d'Arabie, peu à peu décimés par des rebelles invisibles tenaillés par la peur, s'entre-déchirent en attendant un sauvetage improbable. Tout espoir est vain. Guère plus optimiste est la fuite du curé traqué de toutes parts, la foi chevillée à l'âme. L'intolérance de la société lui interdit toute réhabilitation. Et pour être en parfaite adéquation avec son propos, John Ford invente un expressionnisme lumineux où les images écrasées par le soleil sont découpées par des ombres puissantes. Et puis, testament westernien, L'Homme qui tua Liberty Valance (1962), sublime confrontation entre John Wayne, James Stewart et Lee Marvin, reprend les archétypes du genre pour mieux les transcender.

Le 31 août 1973, John Ford meurt dans sa maison de Palm Desert (Californie). Il aura à son actif 123 films !

En 1971, Peter Bogdanovich lui avait consacré un documentaire passionnant : Directed by John Ford.

Sa filmographie
Pour le cinéma
1917 THE TORNADO - THE TRAIL OF HATE - THE SCRAPPER - THE SOUL HERDER (Pour son Gosse) - CHEYENNE'S PAL - STAIGHT SHOOTING (Le Ranch Diavolo) - THE SECRET MAN (L'Inconnu) - A MARKED MAN - BUCKING BROADWAY (À l'Assaut du Boulevard).
1918 THE PHANTOM RIDERS (Le Cavalier Fantôme) - WILD WOMEN (La Femme Sauvage) - THIEVE'S GOLD - THE SCARLET DROP (La Tâche de Sang) - HELL BENT (Du Sang dans la Prairie) - THE CRAVING - A WOMAN'S FOOL (Le Bébé du Cow-boy) - THREE MOUNTED MEN (Le Frère de Black Billy).
1919 ROPED (Sans Armes - FIGHTING BROTHERS - A FIGHT FOR LOVE (À la Frontière) - BY INDIAN POSTE - THE RUSTLERS - BARE FISTS (le Serment de Back Billy) - THE GUN PACKER - RIDERS OF VENGEANCE (La Vengeance de Black Billy) - THE LAST OUTLAW - THE OUTCASTS OF POKER FLAT (Le Proscrit) - ACE OF THE SADDLE (Le Roi de la Prairie) - THE RIDER OF THE LAW (Black Billy au Canada) - A GUN FIGHTIN'GENTLEMAN (La Tête Brûlée) - MARKED MEN (Les Hommes marqués).
1920 THE PRINCE OF AVENUE A - THE GIRL IN NUMBER 29 - HITCHIN'POSTS (L'Obstacle) - JUST PALS (Pour le Sauver).
1921 THE BIG PUNCH (un Homme Libre) - THE FREZZE-OUT - THE WALLOP - DESPERATE TRAILS - ACTION - SURE FIRE - JACKIE.
1922 LITTLE MISS SMILE - SILVER WINGS (Co-réal. Edwin Carewe) - THE VILLAGE BLACKSMITH (Le Forgeron du Village).
1923 THE FACE ON THE BAR-ROOM FLOOR (L'Image Aimée) - THREE JUMPS AHEAD - CAMEO KIRBY (premier film signé John Ford) - NORTH OF HUDSON BAY (le Prisonnier de la Baie d'Hudson) - HOODMAN BLIND.
1924 THE IRON HORSE (le Cheval de Fer) B - HEARTS OF OAK (les Coeurs de Chêne) - LIGHTNIN' (Sa nièce de Paris) - KENTUCKY PRIDE (La Fille de Négofol) - THE FIGHTING HEART (le Champion) - THANK YOU (Extra Dry).
1926 THE SAMROCK HANDICAP (Gagnant quand même) - THE BLUE EAGLE (L'Aigle Bleu) - THREE BAD MEN (Les Trois Sublimes Canailles).
1927 UPSTEAM.
1928 MOTHER MACHREE (Maman de mon Coeur) - FOUR SONS (Les Quatre Fils) - HANGMAN'S HOUSE (Première apparition de John Wayne dans un film de Ford) - NAPOLEON'S BARDER (Premier film sonore de John Ford) - RILEY THE COP.
1929 STRONG BOY (Le Costaud- - BLACK WATCH A - SALUTE (co-réal. David Butler).
1930 HOMMES SANS FEMMES (Men Without Women) - BORN RECKLESS - UP THE RIVER.
1931 SEAS BENEATH - THE BRAT - ARROWSMITH (Arrowsmith).
1932 TETE BRULÉE (Air Mail) - UNE FEMME SURVINT (Flesh).
1933 DEUX FEMMES (Pilgrimage) - DOCTEUR BULL (Doctor Bull).
1934 LA PATROUILLE PERDUE (The Lost Patrol) - LE MONDE EN MARCHE (The World Moves On) - JUDJE PRIEST.
1935 TOUTE LA VILLE EN PARLE (The Whole Town's Talking) - LE MOUCHARD (The Informer) - STEAMBOAT' ROUND THE BEND.
1936 JE N'AI PAS TUÉ LINCOLN (The Prisoner of Shark Island) - MARY STUART (Mary of Scotland) - RÉVOLTE À DUBLIN (The Plough and the Stars).
1937 LA MASCOTTE DU RÉGIMENT (Wee Willie Winkie) - HURRICANE (The Hurricane).
1938 QUATRE HOMMES ET UNE PRIÈRE (Four Men and a Prayer) - PATROUILLE EN MER (Submarine Patrol).
1939 LA CHEVAUCHÉE FANTASTIQUE (Stagecoach) - VERS SA DESTINÉE (Young Mr Lincoln) - SUR LA PISTE DES MOHAWKS (Drums Along the Mohawks).
1940 LES RAISINS DE LA COLÈRE (The Grapes of Wrath) - LES HOMMES DE LA MER ou LE LONG VOYAGE (The Long Voyage Home).
1941 LA ROUTE DU TABAC (Tobacco Road) - SEX HYGIENE (c.m.) - QU'ELLE ÉTAIT VERTE MA VALLÉE (How Green was my Valley) A.
1942 THE BATTLE OF MIDWAY (c.m.) - TORPÉDO SQUADRON (c.m.).
1943 DECEMBER 7th (c.m.) - NOUS PARTONS CE SOIR (We Sail at Midnight, c.m.).
1945 LES SACRIFIÉS (They Were Expendable).
1946 LA POURSUITE INFERNALE (My Darling Clementine).
1947 DIEU EST MORT (The Fugitive).
1948 LE MASSACRE DE FORT APACHE (Fort Apache) - LE FILS DU DÉSERT (Three Goldfathers).
1949 L'HÉRITAGE DE LA CHAIR (Pinky). Après quelques jours de tournage, Ford est remplacé par Elia Kazan qui termine et signe seul le film - LA CHARGE HÉROÏQUE (She Wore a Yellow Ribbon).
1950 PLANQUÉ MALGRÉ LUI (When Willie Comes Marching Home) - LE CONVOI DES BRAVES (Wagon-master) - RI0 GRANDE (Rio Grande).
1951 THIS IS KOREA (moyen métrage, documentaire).
1952 WHAT PRICE GLORY - L'HOMME TRANQUILLE (The Quiet Man).
1953 LE SOLEIL BRILLE POUR TOUT LE MONDE (The Sun Shines Bright) MOGAMBO (Mogambo).
1954 HONDO L'HOMME DU DÉSERT (Hondo). Ford tourne une partie des scènes d 'action. Le reste du film est mis en scène par John Farrow.
1955 CE N'EST QU'UN AU REVOIR (The Long Gray Line) - PERMISSION JUSQU'À L'AUBE (Mister Roberts, co-réalisateur : Mervyn Le Roy).
1956 LA PRISONNIÈRE DU DÉSERT (The Searchers).
1957 L'AIGLE VOLE A U SOLEIL (The Wings of Eagles) - QUAND SE LÈVE LA LUNE (The Rising of the Moon).
1958 LA DERNIÈRE FANFARE (The Last Hurrah) - SO ALONE (c.m.).
1959 INSPECTEUR DE SERVICE (Gideon's Day) - KOREA (moyen métrage, documentaire) - LES CA VALIERS (The Horse Soldiers).
1960 LE SERGENT NOIR (Sergeant Rutledge) - ALAMO (The Alamo). Ford réalise une unique scène d'action. Tout le reste du film est réalisé par John Wayne.
1961 LES DEUX CAVALIERS (Two Rode Together) - L'HOMME QUI TUA LIBERTY VALANCE (The Man Who Shot Liberty Valance) A.
1962 LA CONQUÊTE DE L'OUEST (How the West Was Won, co-réalisateurs : Henry Hathaway, George Marshall).
1963 LA TAVERNE DE L'IRLANDAIS (Donovan's Reef).
1964 LES CHEYENNES (Cheyenne Autunn).
1965 LE JEUNE CASSIDY (Young Cassidy). Jack Cardiff remplaça Ford, tombé malade en plein tournage - FRONTIÈRE CHINOISE (Seven Women).
Pour la télévision :
1955 THE BAMBOO CROSS - LA RÉVÉLATION DE L'ANNÉE (Rookie of the Year).
1960 LE FOND DE LA BOUTEILLE (The Colter Craven Story, série " Wagon Train ").
1962 FLASHING SPIKES.

Un grand par la taille et par son talent :

John Wayne est né le 26 mai 1907, de son vrai nom Marion Michael Morrison, à Winterset (Iowa). Ses parents sont pharmaciens. Alors qu'il fait ses études à l'Université de Californie du Sud, Marion Morrison devient accessoiriste à la Fox pour gagner un peu d'argent. John Ford remarque sa haute taille et sa grande beauté et lui propose quelques rôles secondaires mais c'est Raoul Walsh qui fait de lui la vedette de La Piste des Géants (1930). Winfield Sheehan, le chef de la production de la Fox, lui choisit le pseudonyme de John Wayne. Il épouse en 1933 Josephine Saenz. Un premier fils naît en 1935, Michael. Mais, avec l'apparition du sonore, la mode est aux cow-boys chantants. Entre les deux immenses stars que sont Gene Autry (avec son cheval Champion) et Roy Rogers (avec son cheval Trigger), John Wayne a bien du mal à pousser la chansonnette sur son cheval Duke (il se fera très vite doubler et abandonnera bientôt toute velléités musicales). A la Warner puis pour les firme Lone Star Monogram et Republic, il va imposer sa présence, sa nonchalance et sa voix dans plusieurs dizaines de westerns de séries Z entre 1931 et 1938.

Mini-budget, quatre jours de tournage, équipe technique réduite : Robert North Bradbury, expert de ces tournages à la chaîne, va réaliser plus d'une centaine de ses films A défaut de grands espaces, il se contente de quelques scènes en extérieur qui permettent à des chevaux impatients et frustrés de se dégourdir les pattes et à John Wayne, Stetson blanc vissé sur la tête, de démontrer ses talents de cavalier. Pour pallier les insuffisances de scénario, il impose un rythme soutenu et des scènes d'action nombreuses et spectaculaires. Yakima Canutt, non content de jouer les méchants dans les cinq films, assure les cascades de John Wayne et règle les bagarres. Un combat sous l'eau (Justice pour un innocent, 1933 Armand Schaeffer), une poursuite finale entre une Ford T, un wagon à bras et des chevaux (Le Texan chanceux, 1934), un rodéo frénétique (L'homme de l'Utah, 1934), une gigantesque bagarre au milieu d'une rivière (Sous le soleil de l'Arizona, 1934) sont quelques uns des morceaux de bravoure qui agrémentent ses westerns "série Z", naïfs et surjoués, ringards sans doute, mais plaisants et attachants. A l'ouest des montagnes (1934) est sans conteste un des « meilleurs ». La sobriété émouvante d'un John Wayne à la recherche du meurtrier de son père, annonce déjà les félures du Ringo Kid de La Chevauchée fantastique (John Ford, 1939).

Car John Ford ne l'a pas oublié. Et en un travelling avant un peu « flouté », vingt minutes après le début, il impose sa présence définitivement. Ce n'est pourtant que pratiquement dix ans après qu'il lui proposera un nouveau rôle dans Le Massacre de Fort Apache (1948).

Avec Josephine, John Wayne a eu un second garçon Patrick (1939) et deux filles Antonia (1936) et Melinda (1941). En 1946, John Wayne divorce de Josephine Saenz, dont il avait eu quatre enfants, pour épouser Esperanza "Chata" Baur. Ce nouveau mariage a lieu en 1946, mais il se terminera, lui aussi, par un divorce en 1953. L'année suivante, John Wayne épousera Pilar Pallette, la fille d'un sénateur du Pérou. Le couple aura une fille Aissa en 1956.

Plus mûr, plus imposant encore, il est au sommet de son talent à l'orée des années cinquante. Ford l'a bien compris. C'est dans cette décennie qu'il saura en faire un homme de l'Ouest inoubliable, militaire ou poor lonsesome cow-boy. Entre La Charge héroïque (1949) et L'Homme qui tua Liberty Valance (1962), il tourne six autres films avec lui dont La Prisonnière du désert (1956) où pour la première fois, Wayne est un personnage antipathique, raciste et buté.

L'ancien acteur-vedette de la Republic est devenu non seulement l'un des artistes préférés du public mais aussi celui des meilleurs réalisateurs hollywoodiens, de Howard Hawks à Josef von Sternberg, de Nicholas Ray à William A. Wellman. Parallèlement à sa carrière d'acteur, John Wayne continue à s'intéresser de plus en plus à la production (il fonde en 1952 sa maison de production « Batjac »), devenant le coproducteur de plusieurs de ses films. En 1960, il tourne ALAMO, y investissant toute sa fortune personnelle et hypothéquant à cette occasion la « Batjac ». Il est tout à la fois le producteur, l'acteur et le metteur en scène de ce film épique dans lequel il joue le rôle de Davy Crockett. Quelques mois plus tard, il collaborera à la réalisation des COMANCHEROS lorsque Michaël Curtiz tombera malade.

À partir de 1965, John Wayne va se battre contre ce qu'il appelait "the Big C" (le grand C.), le cancer. Atteint d'un cancer du poumon, il est opéré en 1964 et subit l'ablation de son poumon gauche. Du duel mythique de la fin de Rio Bravo (1959, Hawks) à l'ultime gunfight du Dernier de géants (1976, Siegel), il a pris des rides, du poids, l'arthrose rend ses gestes moins précis... Mais dans le monde en mouvement des années soixante, devant la jeunesse triomphante qui se moque de lui ( Une bible et un fusil (1975, Millar), le Duke s'accroche à ses valeurs conservatrices, devient même encore plus radical. Ses derniers rôles, plus que jamais,véhiculent les notions d'individualisme, d'honneur et d'intégrité dont il s'est fait le chantre, affirment le machisme inhérent à ces personnages d'«homme » qu'il affectionne. Le shérif de Rio Bravo ou d'Une bible et un fusil , Le Grand Sam (1960, Hathaway), le colonel nordiste des Géants de l'Ouest (1969, McLaglen), le pompier d'exception sous Les feux de l'enfer (1968, McLaglen), le shérif borgne de Cent dollars pour un shérif (1969, McLaglen), rôle qui lui vaut son premier et seul Oscar, ou le vieux cow-boy vulnérable de Cow-boys (1972, Rydell) sont tous les porte-parole de l'Amérique profonde, attachée aux valeurs traditionnelles, viscéralement anti-communiste. Et s'il le faut Le Duke, « étoile supplémentaire sur le drapeau américain » pour les uns, insupportable réactionnaire pour les autres, n'hésite pas à prendre des libertés avec l'Histoire en transformant Chisum (1970, McLaglen), le roi impitoyable de l'élevage, en bon samaritain. Toutefois, avec Le dernier des géants, la forte imbrication de ses vies cinématographique et personnelle prend brutalement une autre dimension. En interprétant un vieux justicier légendaire atteint par un cancer, John Wayne, touché par le même mal depuis 1965, préfigure sa propre mort, tout simplement; Elle surviendra le 12 juin 1979.

Sa filmographie
1927 THE DROP KICK (Milliard Webb).

1928 MOTHER MACHREE (John Ford) - HANGMAN'S HOUSE (John Ford).

1929 SALUTE (John Ford, David Butler) - WORDS AND MUSIC (James Tinling).

1930 PMEN WITHOUT WOMEN (John Ford) - ROUGH ROMANCE (A.F. Erickson) - CHEER UP AND SMILE (Sidney Lanfield) - LA PISTE DES GÉANTS (The Big Trail - Raoul Walsh).

1931 GIRLS DEMAND EXCITEMENT (Seymour Felix) - THREE GIRLS LOST (Sidney Lanfield) - MEN ARI LIKE THAT (George B. Seitz) - RANGE FEUD (D. Ross Lederman) - MAKER OF MEN (Edward Sedgwick).

1932 HAUNTED GOLD (Mack V. Wright) - SHADOW OF THE EAGLE (Ford Beebe) - HURRICANE EXPRESS (Armand Schaefer, J. P. McGowan) - TEXAS CYCLONE (D. Ross Lederman) - LADY AND GENT (Stephen Roberts) - TWO-FISTED LAW (D. Ross Lederman) RIDE HIM, COWBOY (Fred Allen) (a) - THE BIG STAMPEDE (Tenny Wright).

1933 THE TELEGRAPH TRAIL (Tenny Wright) - CENTRAL AIRPORT (William A. Wellman) - SA SECRtTAIRE PRIVEOE (His Private Secretary, Philip A. Whitman) - SOMEWHERE IN SONORA (Mack V, Wright) (b) - THE LIFE OF JIMMY DOLAN (Archie Mayo) THE THREE MUSKETEERS (Armand Schaefer, Colbert Clark) LILIANE (Baby Face, Alfred E. Green) - THE MAN FROM MONTEREY (Mack V. Wright) - RIDERS OF DESTINY (Robert N. Bradbury) SAGEBUSH TRAIL (Armand Schaefer) - COLLEGE COACH (William A. Wellman).

1934 LUCKY TEXAN (Robert N. Bradbury) - WEST OF THE DIVIDE (Robert N. Bradbury) - BLUE STEEL (Robert N. Bradbury) - THE MAN FROM UTAH (Robert N. Bradbury) - RANDY RIDES ALONE (Harry Fraser) - THE STAR PACKER (Robert N. Bradbury) - THE TRAIL BEYOND (Robert N. Bradbury) - NEATH ARIZONA SKIES (Harry Fraser).

1935 LAWLESS FRONTIER (Robert N. Bradbury) - TEXAS TERROR (Robert N. Bradbury) - RAINBOW VALLEY (Robert N. Bradbury) - PARADISE CANYON (Carl Pierson) - THE DAWN RIDER (Robert N. Bradbury) - WESTWARD HO (Robert N. Bradbury) - DESERT TRAIL (Collin Lewis) NEW FRONTIER (Carl Pierson) LAWLESS RANGE (Robert N. Bradbury).

1936 THE LAWLESS NINETIES (Joseph Kane) - KING OF THE PECOS (Joseph Kane) - THE OREGON TRAIL (Scott Pembroke) - WINDS OF THE WASTELAND (Mack V. Wright) - LES PIRATES DE LA MER (The Sea Spoilers, Frank Strayer) - THE LONELY TRAIL (Joseph Kane) -CONFLICT (Darid Howard).

1937 CALIFORNIA STRAIGHT AHEAD (Arthur Lubin) - I COVER THE WAR (Arthur Lubin) - L'IDOLE DE LA FOULE (Idol of the Crowds, Arthur Lubin) - ADVENTURE'S END (Arthur Lubin) - BORN TO THE WEST / HELL TOWN (Charles Barton).

1938 PALS OF THE SADDLE (George Sherman) - OVERLAND STAGE RAIDERS (George Sherman) - SANTA FE STAMPEDE (George Sherman) - RED RIVER RANGE (George Sherman).

1939 LA CHEVAUCH8E FANTASTIQUE (Stagecoach, John Ford) - THE NIGHT RIDERS (Georges Sherman) - THREE TEXAS STEERS (George Sherman) - WYOMING OUTLAW (George Sherman) - NEW FRONTIER (George Sherman) - ALLEGHANY UPRISING (William Seiter).

1940 L'ESCADRON NOIR (Dark Command, Raoul Walsh) - LES DERACINES (Three Faces West, Bernard Vorhaus) - LES HOMMES DE LA MER (The Long Voyage Home, John Ford) - LA MAISON DES SEPT PECHES (Seven Sinners, Tay Garnett).

1941 A MAN BETRAYED (John H. Auer) - LA FILLE DU PECHE (Lady front Louisiana, B. Vorhauv) - SHEPHERD OF THE HILLS (Henrv Hathawav) - LADY FOR A'NIGHT (Leigh Jason).

1942 1942 LES NAUFRAGEURS DES MERS DU SUD (Reap the Wild Wind, Cecil B. De Mille) - LES ECUMEURS (The Spoilers, Ray Enright) - SACRAMENTO (In Old California, William McGann) - LES TIGRES VOLANTS (Flying Tigers, David Miller) - QUELQUE PART EN FRANCE (Reunion in France, Jules Dassin) - PITTSBURGH (Pittsburgh, Lewis Seiler).

1943 LA FILLE ET SON COW-BOY (Lady takes a chance, William Seiter) - LA RUEE SANGLANTE (in Old Oklahoma, Albert S. Rogell).

1944 ALERTE AUX MARINES (The Fighting Seabees. Edward Ludwig) - L'AMAZONE AUX YEUX VERTS (Tall in the Saddle, Edwin L. Marin).

1945 LA BELLE DE SAN FRANCISCO (Flame of Barbary Coast, Joseph Kane) - RETOUR AUX PHILIPPINES (Back to Bataan, Edward Dmytryk) - LA FEMME DU PIONNIER (Dakota, Joseph Kane) - LES SACRIFIÉS (They Were Expendable, John Ford, Robert Montgomery).

1946 SANS RÉSERVE (Without Reservations, Mervyn Le Roy) - L'ANGE ET LE MAUVAIS GARÇON (Angel and the Badman, Edward Grant).

1947TAIKOUN (Tycoon, Richard Wallace).

1948 LE MASSACRE DE FORT APACHE (Fort Apache, John Ford) - LA RIVIÈRE ROUGE (Red River, Howard Hawks) - LE FILS DU DÉSERT (Three Godfathers, John Ford) - LE RÉVEIL DE LA SORCIÈRE ROUGE (The Wake of the Red Witch, Edward Ludwig).

1949 LA CHARGE HÉROIQUE (She Wore a Yellow Ribbon, John Ford) - LE BAGARREUR DU KENTUCKY (The Fighting Kentuckian, George Waggner) - IWO JIMA (Sands of Iwo Jima, Allan Dwan).

1950 RIO GRANDE (Rio Grande, John Ford).

1951 OPÉRATION DANS LE PACIFIQUE (Operation Pacific, George Waggner) - LES DIABLES DE GUADALCANAL (Flying Leathernecks, Nicholas Ray).

1952 L'HOMME TRANQUILLE (The Quiet Man, John Ford) - BIG JIM McLAIN (Edward Ludwig).

1953L'HOMME DE BONNE VOLONTÉ (Trouble Along the Way, Michael Curtiz) - AVENTURE DANS LE GRAND NORD (Island in the Sky, William A. Wellman) - HONDO, L'HOMME DU DÉSERT (Hondo, John Farrow).

1954ÉCRIT DANS LE CIEL (The High and the Mighty, William A. Wellman).

1955 LE RENARD DES OCÉANS (The Sea Chase, John Farrow) - L'ALLÉE SANGLANTE (Blood Alley, William A. Wellman) - LE CONQUÉRANT (The Conqueror, Dick Powell).

1956 LA PRISONNIÈRE DU DÉSERT (The Searchers, John Ford) - L'AIGLE VOLE AU SOLEIL (The Wings of Eagles, John Ford) - I MARRIED A WOMAN (Hal Kanter).

1957 LES ESPIONS S'AMUSENT (Jet Pilot, Josef von Sternberg) - LA CITÉ DISPARUE (Legend of the Lost, Henry Hathaway).

1958 LE BARBARE ET LA GEISHA (The Barbarian and the Geisha, John Huston).

1959 RIO BRAVO (id., Ken Annakin, Bernhard Wicki, Howard Hawks) - LES CAVALIERS (The Horse Soldiers, John Ford).

1960 LE GRAND SAM (North to Alaska, Henry Hathaway) - ALAMO (The Alamo, John Wayne).

1961 LES COMANCHEROS (The Comancheros, Michaël Curtiz).

1962 L'HOMME QUI TUA LIBERTY VALANCE (The Man Who Shot Liberty Valance, John Ford) - HATARI ! (id, Howard Hawks) - LE JOUR LE PLUS LONG (The Longest Day, Ken Annakin, Bernhard Wicki, Andrew Marton) - LA CONQUÊTE DE L'OUEST (How the West Was Won, épisode de John Ford).

1963 LA TAVERNE DE L'IRLANDAIS (Donovan's Reef, John Ford) - LE GRAND MCLINTOCK (McLintock !, Andrew V McLaglen).

1964 LE PLUS GRAND CIRQUE DU MONDE (Circus World, Henry Hathaway).

1965 LA PLUS GRANDE HISTOIRE JAMAIS CONTÉE (The Greatest Story Ever Told, George Stevens) - LES QUATRE FILS DE KATIE ELDER (The Sons of Katie Elder, Henry Hathaway) - PREMIÈRE VICTOIRE (In Harm's Way, Otto Preminger).

1966 L'OMBRE D'UN GÉANT (Cast a Giant Shadow, Melville Shavelson).

1967 LA CARAVANE DE FEU (The War Wagon, Burt Kennedy) - EL DORADO (id, Howard Hawks).

1968 LES FEUX DE L'ENFER (Hell Fighters, Andrew V. McLaglen) - LES BÉRETS VERTS (The Green Berets, John Wayne, Ray Kellogg).

1969 CENT DOLLARS POUR UN SHÉRIF (True Grit, Henry Hathaway) - LES GÉANTS DE L'OUEST (The Undefeated, Andrew V McLaglen).

1970 CHISUM (Chisum, Andrew V. McLaglen) - RIO LOBO (id, Howard Hawks).

1971 BIG JAKE (id, George Sherman) - DIRECTED BY JOHN FORD (Peter Bogdanovich, doc.).

1972 LES COW-BOYS (The Cow-boys, Mark Rydell) - CANCEL MY RESERVATION (Paul Bogart).

1973 LES VOLEURS DE TRAINS (The Train Robbers, Burt Kennedy) - LES CORDES DE LA POTENCE (Cahill - U.S. Marshal, Andrew V. McLaglen).

1974 UN SILENCIEUX AU BOUT DU CANON (Mc Q. John Sturges).

1975 BRANNIGAN (id, Douglas Hickox) UNE BIBLE ET UN FUSIL (Rooster Cogburn, Stuart Millar).

1976 LE DERNIER DES GÉANTS (The Shootist, Don Siegel)



Le western, une histoire de l'Ouest
Les principaux DVD
.
Affameurs (Les) Mann Anthony 1952
Alamo Wayne John 1960
Angel and The Outlaw Grant Edward 1947
Autant en emporte le vent Fleming Victor 1939 Bagarreur du Kentucky (Le) Waggner George 1949
Banni (Le) Hughes Howard 1943
Bon, la Brute, le Truand (Le) Leone Sergio 1966
Bronco Apache Aldrich Robert 1954
Butch Cassidy et le Kid Hill George Roy 1969
Captive aux yeux clairs (La) Hawks Howard 1952
Caravane vers l'Ouest(La) Cruze James 1923
Cavaliers (Les) Ford John 1959
Charge héroïque (La) Ford John 1949
Chasseurs de scalps (Les) Pollack Sydney 1968
Chevauchée fantastique (La) Ford John 1939
Cible humaine (La) King Henry 1950
Convoi des braves (Le) Ford John 1950
Danse avec les loups Costner Kevin 1990
Duel à Silver Creek Siegel Don 1952
Duel au soleil Vidor King 1949
El Dorado Hawks Howard 1966
Escadron noir (L') Walsh Raoul 1940
Et pour quelques dollars de plus Leone Sergio 1965
Etrange incident (L') Wellman William 1942
Gang des frères James (Le) Hill Walter 1980
Grands espaces (Les) Wyler William 1958
Hombre Ritt Martin 1966
Homme de l'Ouest (L') Mann Anthony 1958
Homme de la plaine (L') Mann Anthony 1955
Homme des vallées perdues (L') Stevens George 1952
Homme du Kentucky (L') Lancaster Burt 1955
Homme qui tua Liberty Valance (L') Ford John 1962
Horde sauvage (La) Peckinpah Sam 1969
Il était une fois dans l'Ouest Leone Sergio 1968
Impitoyable Eastwood Clint 1992
Johnny Guitar Ray Nicholas 1954
Junior Bonner Peckinpah Sam 1972
Little Big Man Penn Arthur 1970
Massacre de Fort-Apache (Le) Ford John 1948
Missouri Breaks Penn Arthur 1976
Naissance d'une nation Griffith David Wark 1915
Nevada Smith Hathaway Henry 1965
Piste de Santa Fé (La) Curtiz Michael 1940
Plus sauvage d'entre tous (Le) Ritt Martin 1963
Porte du Paradis (La) Cimino Michael 1980
Poursuite infernale (La) Ford John 1946
Prairies de l'honneur (Les) McLaglen Andrew 1965
Premier rebelle (Le) Seiter William 1939
Prisonnière du désert (la) Ford John 1956
Quarante tueurs Fuller Samuel 1957
Rancho Bravo McLaglen Andrew 1965
Revanche de Jesse Lee (La) Van Peebles Mario 1993
Rio Bravo Hawks Howard 1959
Rio Grande Ford John 1950
Rio Lobo Hawks Howard 1970
Sept mercenaires (Les) Sturges John 1960
Sitting Bull Salkow Sidney 1954
Sur la piste de la grande caravane Sturges John 1965
Train sifflera trois fois (Le) Zinnemann Fred 1952
Un homme nommé Cheval Silverstein Elliot 1970
Vengeance aux deux visages Brando Marlon 1961
Vent de la plaine (Le) Huston John 1959
Vera Cruz Aldrich Robert 1954
Viva Zapata Kazan Elia 1952
Will Penny le solitaire Gries Tom 1968
Winchester 73 Mann Anthony 1950
Young Guns Cain Christopher 1989

Bibliographie sur le western

Gérard Camy, chef de travaux BTS audiovisuel Lycée Carnot, Cannes.
Dossier : Figures du western in Positif n°509/510, Juillet-août 2003, pp.4-71
Histoire du western (80 ans de cinéma) par Leonard Matthews. Ed. Pierre Bordas et Fils, 1985
Le Western par Christian Viviani. Ed. Henri Veyrier.1982
80 grands succès du Western sous la direction de Pierre Tchernia. Ed. Casterman, 1989.
Qu'est-ce que le cinéma ? par André Bazin. Ed. du Cerf. 1961 (tome 3 pages 135-166)
Le Western sous la direction de Raymond Bellour. Ed. Gallimard Col. Tel, 1993
Les cartes de l'Ouest. Un genre cinématographique : le Western par Jean-Louis Leutrat et Suzanne Liandrat-Guigues. Ed. Armand Colin, 1990.
Le Western : archéologie d'un genre par jean-Louis Leutrat ; Ed. P.U.L. 1987.
L'alliance brisée : le western des années 1920 par Jean-Louis Leutrat. Ed. P.U.L. et Institut Lumière, 1985.
Univers du western par Georges-Albert Astre et Albert-Patrick Hoarau. Ed. Seghers, 1973.
Le cercle brisé (L'image de l'Indien dans le Western) par Georges-Henri Morin. Ed. Payot, 1977.
Il était une fois le Western européen par Jean-François Giré. Ed. Dreamland Editeur, 2002
Histoire mondiale des Westerns par Éric Leguèbe. Ed. du Rocher, 2003.
La grande aventure du Western par Jean-Louis Rieupeyrout. Ed. du Cerf Col. 7ème Art, 1964.
Le Western ou le cinéma américain par excellence par Jean-Louis Rieupeyrout et André Bazin. Ed. du Cerf. Col. 7ème Art, 1953
Les Indiens et le cinéma (Des Indiens d'Hollywood au cinéma des Indiens). Ouvrage collectif. Ed. Trois Cailloux/festival international du Film d'Amiens, 1989.
Western : que reste-t-il de nos amours ? coordonné par Gérard Camy. Ed. Corlet-Télérama. Col. Cinémaction n°86, 1998.
Le Western par Christian Gonzàlez. Ed. P.U.F. Col. Que sais-je ? 1979.
Le Western par Jean-Louis Leutrat. Ed. Armand Colin. Col. U prisme,1973.
Le western. Ouvrage collectif. Ed. Minard. Col Etudes cinématographiques n°12/13, 1969. (en particulier Les Westerns d'Anthony Mann par Claude-Jean Philippe, p. 289/300).
Western, quand la légende devient réalité par Jean-Louis Leutrat. Ed. Gallimard. Col. Découvertes n°258, 1995.
Géographies du Western par Jacques Mauduy et Gérard Henriet. Ed. Nathan. Col. Université, 1989.
Western. Numéro spécial de la revue Cinéma 62, n°68, Juillet/Aôut 1962.
Le Western par Patrick Brion. Ed. de La Martinière, 1992.
Le souffle de l'Ouest, les plus belles affiches de western par Dominique Blattlin. Ed. Carnot, 2004.
Horizons West by Jim Kitses. Ed. Thames and Hudson. Col. Cinema One, 1969 (en particulier p 29-87, Anthony Mann : The Overreacher.)
The Western from Silents to the Seventies by george N. Fenin and William K. Everson. Ed. Grossman, 1973.
A Pictorial History of the Western by William K. Everson. Ed. Citadel Press, 1971.
The Aurum Film Encyclopedia : The Western by Phil Hardy. Ed. Aurum Press, 1995.

# Posté le mardi 04 août 2009 11:57

Modifié le dimanche 08 novembre 2009 09:24

Le Cheval de fer 1924

Le Cheval de fer 1924
Le Cheval de fer : Un épisode de la Conquête de l'Ouest, fort en couleur et en bruits qui montre la construction du fameux chemin de fer reliant le Pacifique à l'Atlantique. Les moult difficultés ne se placent pas seulement sur un terrain géologique (la traversée des Rocheuses) ou conflictuel (l'opposition farouche des Indiens des régions traversées) mais aussi dans l'âpre lutte qui oppose les deux compagnies ferroviaires concurrentes, l'Union Pacific et la Central Pacific .....

itre original The Iron Horse
Noir et blanc
Réalisateur John FORD
Scénariste(s) Charles KENYON
Charles KENYON
Producteur Fox
Fox
Chef opérateur Burnett GUFFEY
George SCHNEIDERMAN

Acteurs / actrices


George O'BRIEN, Madge BELLAMY, Cyril CHADWICK, Gladys HULETTE, Fred KOHLER Sr, John FARREL, Chief Big TREE, Peggy CARTWIGHT, James GORDON, Charles E. Bull, William Walling, James Marcus, Francis Powers, J. Farrell McDonald, James Welch, Colin Chase, Walter Rogers, Jack O'Brien, George Waggner, John Padja, Charles O'Malley, Charles Newton, Delbert Mann, Chief Big Tree, Chief White Spear
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# Posté le mardi 04 août 2009 12:08

America 1924

America  1924
Titre original America
Noir et blanc
Réalisateur David Wark GRIFFITH
Scénariste(s) Robert W. CHAMBERS
Robert W. CHAMBERS
Producteur UA, D.W. Griffith
David Wark GRIFFITH
UA
Chef opérateur G.W. BITZER

Acteurs / actrices


Neil HAMILTON, Erville ALDERSON, Carol DEMPSTER, Charles Emmett MACK, Lee BEGGS, John DUNTON, Arthur DONALDSON, Charles BENNETT, Downing CLARKE, Frank WALSH, Frank McGLYNN Sr., Arthur DEWEY, P.R. SCAMMON, Lionel BARRYMORE, Sydney DEANE, W.W. JONES, Lucile LaVERNE
Lionel BARRYMORE
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# Posté le mardi 04 août 2009 12:10

Silent Enemy: An Epic of the American Indian 1930

Silent Enemy: An Epic of the American Indian 1930
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# Posté le jeudi 13 août 2009 17:51

Modifié le mardi 18 août 2009 17:37

The Squaw man 1931

The Squaw man 1931
The Squaw man : D'après la pièce de Edwin Milton ROYLE

Titre original The Squaw man
Noir et blanc
Réalisateur Cecil B. DeMILLE
Scénariste(s) Lucien HUBBARD, Lenore COFFEE, Elsie JANIS
Lenore J. COFFEE
Elsie JANIS
Lucien HUBBARD
Producteur Fox, Cecil B. DeMille
Cecil B. DeMILLE
Fox
Chef opérateur Harold ROSSON
Bande originale / Compositeur Herbert STOTHART

Acteurs / actrices


Warner BAXTER, Lupe VELEZ, Eleanor BOARDMAN, Charles BICKFORD, Roland YOUNG, Paul CAVANAGH, Raymond HATTON, Julia FAYE, Lawrence Grant, Desmond Roberts, Harry Northrup, Mitchell Lewis, J. Farrell McDonald, Dickie Moore, DeWitt Jennings, Victor Potel, Frank Rice, Luke Cosgrave, Frank Hagney, Ed Brady, ChrisPin Martin
Roland YOUNG
Charles BICKFORD
Warner BAXTER
James Farrell MacDONALD
Paul CAVANAUGH
Desmond ROBERTS
Lupe VELEZ
Julia FAYE
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# Posté le mardi 04 août 2009 12:12